Entrer en résistance par nos écritures singulières.
En partenariat avec l’ACAL, Association Cantalienne des Amis de la Lecture, Raïssa Kouadio autrice de dystopies a encadré un atelier d’écriture sur la thématique de Dis-moi dix mots d’un monde d’avenir. Elle a présenté la Science-fiction et ses sous-genres : fantastique, fantasy, dystopie etc. puis une discussion s’en est suivie sur la place grandissante de l’IA dans notre quotidien, à partir d’une expérience effrayante où elle agit par elle-même, en justicière. Etant donné que l’IA produit des textes les participant(s) se sont interrogé(s) sur la place des auteur(s) créatifs humains, l’avenir de l’écriture d’auteur(s) étant mis en cause. Selon Raïssa, l’écriture est avant tout un acte de sens et de transmission. La littérature n’est pas une performance uniquement technique. Sa méthode privilégie avant tout une posture, qui consiste à répondre à ses propres questions pour clarifier un vrai but. Afin de se démarquer des robots, il ne s’agit pas de se lancer dans une quête de perfection technique mais d’apporter du vécu. Ne pas renoncer à notre responsabilité, à notre sens critique. Notre capacité humaine à être en lien avec autrui nous sauvera dit-elle.
Les lecteur(s)-écrivains présents disent l’importance de savoir qu’un humain a écrit le roman. Ils sont dans une relation d’intimité avec l’auteur, quelqu’un qui a traversé les mêmes doutes pour comprendre comment il s’en est sorti et non de recevoir un mode d’emploi d’une coquille vide désincarnée.
Aujourd’hui, écrire n’est plus seulement raconter une histoire. C’est résister à l’effacement de la singularité et les auteurs tiennent un rôle fondamental dans ce combat. Après quelques conseils méthodologiques, les participants ont inventé leur vision du futur et ont écrits leurs textes comme un acte de résistance, de liberté.
Samedi 7 Mars de 11h à 12h ces textes et d’autres textes dystopiques seront lus à haute voix et mis en musique, intermèdes musicaux avec les enfants de l’Ecole de MUSIQUE d’Arpajon.

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