Tour
d’horizon des évolutions architecturales du Château fort
A l’invitation de l’ACAL
Association Cantalienne des Amis de la Lecture, et de la Médiathèque Municipale
d’Arpajon / Cère, un public attentif et curieux est venu écouter Serge Cottin
relater l’Histoire architecturale des Châteaux forts. Restaurés ou encore en
ruine, ils fascinent toujours. Leur construction a accompagné l’évolution
politique et culturelle de la période médiévale. Dans une quête permanente de
protection qui a évolué de la défense passive à la défense active. Du 9ème
au 12ème siècle, les tours des mottes castrales, par exemple, étaient
en bois et facilement inflammables. Dès le 11ème siècle la
maçonnerie renforce les structures de défense, la tour est en pierre, quadrangulaire
comme celui du Château de Loches (Indre et Loire), un des plus vieux et
remarquables donjons de France, symbole du pouvoir seigneurial. Les formes
carrées, rectangulaires en raison de leurs points d’impacts sont vulnérables aux tirs de boulets des catapultes.
Au 13ème siècle, le château Philippien présentera des donjons ronds
ce qui limitera les angles morts, et aussi des organes de défense actives les
archères. Il s’agit d’empêcher l’ennemi d’avancer. En 1204 Philippe Auguste
devient Roi de France. Les châteaux forts seront alors des outils de guerre,
des places fortes qui lui permettront de restaurer son autorité. Au 14ème
siècle, la Guerre de 100 ans impulse un renouveau dans l’Art de la
fortification. La construction des châteaux forts qui aura eu son âge d’or au
12ème et 13ème siècle va décliner en même temps que le
système féodal fragilisé entre autres par les transformations militaires,
technologiques… Cependant en 1997, le château de Guénelon en Bourgogne a été
construit avec les méthodes du Moyen-Age pour comprendre et préserver les
savoir-faire et les métiers artisanaux.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire